Protection civile, une nouvelle voie : portée par l’association Pompiers Sans Frontières (Cabriès), cette initiative vise à mobiliser les jeunes via la protection civile participative dans deux quartiers d’Aix-Nord, les cités Beisson et Saint-Eutrope. Formés à la prévention (incendie et accidents domestiques) et aux premiers secours, ils trouvent des repères civiques et citoyens, deviennent acteurs voire responsables de la prévention dans leur immeuble, contribuent à la cohésion sociale et peuvent évoluer (via des stages et remises à niveau) vers les métiers de la sécurité incendie.
Sans toit, pas de travail : l’association Loger Marseille jeunes achète et rénove un immeuble du boulevard Banon (Marseille 4°), pour y aménager 5 appartements locatifs à prix réduit (dont un adapté au handicap) aux normes éco-énergie. Ces lieux de vie sont proposés aux 18-35 ans en situation de précarité et d’errance, pour les sortir du cercle infernal “Sans toit, pas de travail”. En plus de la stabilité du logement, les résidents bénéficient d’un accompagnement vers la reconstruction de leur vie, assuré par les partenaires sociaux.
Plus opérationnels pour leur premier emploi : en partenariat avec la Faculté Saint-Charles de Marseille, l’association La Nesque propre (Pernes-les-Fontaines) donne l’opportunité à une dizaine de futurs diplômés au Master Gestion des eaux et milieux marins d’étudier une rivière intégrant toutes les problématiques environnementales qu’ils auront à résoudre dans leur carrière. Le bilan de la pollution chimique dans la partie amont du bassin versant de la Nesque profite aussi aux usagers de ce milieu protégé (pêcheurs, touristes, jardiniers des rives, producteurs de plants, distillateurs…).
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Les autres finalistes
• Création d’une nouvelle équipe Turquoise pour le chantier d’insertion Actimer (association Cap Marseille) : une activité de préservation du littoral et de lutte contre la pollution permet à des jeunes, issus des zones urbaines sensibles de la région marseillaise, de vivre une première expérience professionnelle incluant un accompagnement vers un emploi durable.
• Lancement d’une classe d’insertion professionnelle à l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille : elle offre aux jeunes danseurs diplômés mais sans emploi l’opportunité de se produire dans deux chorégraphies créées au Centre National de la Danse à Paris. Ils bénéficient ainsi de conditions idéales pour faire valoir leurs qualités aux yeux de compagnies qui recrutent.
• Création de deux ateliers en faveur de la réinsertion sociale et professionnelles de jeunes détenus (Association Aesad, Le Pontet) : auteurs de petits délits liés à la conduite sans permis, ces jeunes s’initient à l’écriture blog pour créer des passerelles avec le monde extérieur (projet pilote au niveau national) et apprennent le code de la route pour éviter la récidive, faciliter leur accès au permis de conduire et à l’autonomie.
• Histoires de barquettes 1913/2013 (association Boudmer) : dans le cadre de Marseille Provence 2013, ce projet d’entretien et de réhabilitation de barquettes marseillaises contribue à former des jeunes à la charpenterie marine, métier où les ressources locales manquent malgré la demande (Marseille est le second port de plaisance en France).
• Création d’une épicerie sociale et solidaire (CCAS d’Aubagne) : l’objectif et de fournir une aide alimentaire aux travailleurs pauvres en fonction de leur « reste à vivre » (ce qui reste en poche une fois toutes les charges courantes payées). Un espace pédagogique propose des ateliers collectifs de remobilisation et de préparation à l’insertion (santé, alimentation, budget, logement, culture…).

